lundi 25 juillet 2016

Jour 10 - Vers Cabanaconde

Logeant toujours à Chivay, nous avons voulu aller vers la ville de Cabanaconde, surplombant le canyon de Colca, et point de départ de nombreuses randonnées (Nous ne sommes pas descendus dans le canyon, malheureusement, car cela prend plusieurs jours). On voulait louer une voiture afin d'être libres dans le temps et dans l'espace, mais cela ne se fait pas, ici - tout du moins, sans chauffeur.
Nous réservons donc une voiture avec un chauffeur. Problème : un chauffeur, ça compte les minutes et les kilomètres... Donc adieu liberté, faisons le minimum touristique.




Nous sommes donc partis vers le canyon de Colca. Toute la zone autour du canyon (dont les villages qui le bordent) est soumise à une taxe touristique : 70€ par défaut, et 40€ pour les latino-américains (mouai...). Notre chauffeur arrive quand même à nous trouver des billets à 40€, nous demandant de nous faire passer pour des Argentins (c'est vrai qu'avec notre espagnol parfait, on peut tromper qui on veut !). Et puis nous nous faisons contrôler. Le chauffeur parle pour nous et baraguine plein de trucs. Le garde n'est pas dupe et nous demande nos passeports que nous avons "oubliés" à l’hôtel... On voit déjà l'amende arriver, et puis, la caissière (qui était visiblement dans le coup) arrive, dit un mot au contrôleur qui nous laisse miraculeusement passer... Petit coup de frayeur quand même.

Nous arrivons au belvédère de la Cruz Del Condor, lieu très touristique sur un espace réduit : il est difficile de se frayer un chemin pour surplomber le canyon de Colca. Ce lieu est particulièrement prisé car, comme son nom l'indique, il permet de voir voler des condors de près (et également d'observer les touristes qui sautent les barrières pour les photographier de plus près encore, puis se faire enguirlander).






Nous continuons et nous arrêtons non loin de Cabanaconde, pour faire une petite rando sur les hauteurs (contrairement aux autres touristes qui descendent dans le canyon). Nous y trouvons des ruines incas sur une crête. Le temps de prendre quelques photos, et nous redescendons vers notre chauffeur qui nous attendait.






Nous déjeunons à Cabanaconde. La ville est un peu morte en journée. Pourtant, nous assistons, depuis le restau, à un défilé d'enfants, visiblement en provenance de l'école. Le défilé a un aspect militaire : les enfants marchent au pas, sur un rythme de grosse caisse, tenant des drapeaux du Pérou à la main. Les premiers sont bien habillés et semblent représenter des personnalités connues (?).







Après le repas, nous tentons d'aller vers un ultime mirador, mais cela étant trop loin, nous rentrons avec notre chauffeur qui voulait nous faire payer plus cher pour nous y emmener. Et on comprend pourquoi : durant tout le retour, il n'a pas arrêté de téléphoner pour négocier des transports d'autres touristes après nous avoir déposés. Cela nous a valu quelques frayeurs, dans ces routes un peu escarpées et pas toujours goudronnées...


D'autres photos : https://goo.gl/photos/z9jhoGJx3gsiw5456


NB : De retour à Chivay, j'ai fait mon geek. En effet, nous avons emmené un ordinateur (pour transférer les photos et écrire ce blog). Or celui-ci semble ne pas supporter le voyage (Pour la petite histoire, la partition du disque dur sur laquelle est installé le système d'exploitation montre des secteurs défectueux, empêchant l'ordi de démarrer. Bref, ça sent pas bon). Ceci explique en partie le retard sur nos articles ces derniers temps. J'ai donc passé la soirée à tenter de récupérer les trucs importants (photos, travail, etc.) en vue d'une mort prochaine. C'est maintenant chose faite (la récupération, pas la mort de l'ordi). Nous avons néanmoins trouvé un moyen de nous servir de l'ordi sans utiliser le disque dur (merci Linux sur clé USB !) ce qui nous permettra de reprendre nos articles dans les jours à venir. Pour les photos, il faudra quand même attendre une bonne connexion internet (ce qui n'est toujours pas le cas ici).

Jour 9 - Autour de Chivay

Note : on a mis à jour les photos de l'article précédent. Allez y faire un tour si ce n'est pas déjà fait !

C'est la première journée à Chivay : on décide de partir à pied pour explorer les environs. Destination Yanque, un petit village qu'on croit assez proche, et ses eaux chaudes thermales. On commence par marcher le long de la route, mais, même si elle n'est pas trop fréquentée, ça devient vite un peu lassant. Alors, on coupe à travers champs.




 Et soudain, c'est le drame : Raphaël bondit en criant, une chose verte accrochée à la cuisse... Argh... Tous les deux, on pense, l'espace d'un instant, à un serpent. Mais ouf, ce n'est "qu'" un cactus. Cela dit, il a enfoncé ses crocs bien profond, et c'est assez impressionnant. Fin de la balade, donc, momentanément : on se demande si la bête est inoffensive, et on préfère rentrer à l'hôtel pour s'assurer que tout va bien. On fait donc du stop, et un sympathique couple de Péruviens nous ramasse et nous rassure : ici, les cactus ne sont pas méchants. Il faut juste être sûr qu'on a bien enlevé l'intégralité du pic.
Bon, on désinfecte, et ça repart ;-) Mais cette fois, on va suivre la route !



On marche 1h30 environ, avant de voir, en contrebas, un établissement qui pourrait bien être les thermes qu'on recherche. On descend, on pique-nique le long d'un ruisseau, on frappe à la charmante maison, et... c'est seulement un hôtel de luxe, qui a bien des bains, mais réservés à sa clientèle.




Bon, tant pis, on remonte sur la route, et on redémarre. Et on marche, et on marche, et on marche. Toujours pas de Yanque, et la route devient très étroite, du coup on fait du stop (encore !), et on se fait amener à Yanque, qui était en fait encore assez loin (vérification faite, à 8 kilomètres de Chivay). C'est un village assez désert, mais on trouve quand même une petite fille qui nous indique le chemin à suivre pour les fameux bains (on les aura, ces eaux chaudes, non mais !)
Après encore une petite marche, on arrive enfin ! Mais comme tout se mérite, il faut passer une petite passerelle au dessus du vide pour entrer (on n'y va qu'à deux d'ailleurs, ça met en confiance !)





Ca y est, après l'effort, le réconfort ! Ces trois petites piscines d'eau chaude volcanique en pleine nature sont les bienvenues. On passe un moment très agréable, et on n'a pas du tout envie de sortir (en plus, le soleil s'est caché, et il commence à faire froid !)





On rentre à Chivay en taxi, et c'est déjà presque l'heure de manger. On teste un petit restaurant local, l'Inka (original !), où je prends... des spaghettis :-) Rafa, lui, teste la pizza "inka", avec de l'alpaga.
Et voilà, on regagne l'hôtel et sa chambre glaciale (pas de chauffage et une isolation assez sommaire : il va falloir se couvrir !)


Plus de photos : https://goo.gl/photos/TyGq5zwBY3Gdsmvv5

samedi 23 juillet 2016

Jour 8 - Voyage vers Chivay


Aujourd'hui, nous quittons Arequipa pour grimper dans les montagnes vers la vallée de Colca, dans la ville de Chivay.

Le voyage se fait en bus. Il nous faut bien 1h pour quitter la ville avant de commencer à grimper. Nous arrivons alors sur des plateaux arides (qui rappellent bien le Chili !).



 Nous croisons nos premières vigognes et alpagas perdus dans ces immensités. Au loin, dépassent quelques grands volcans enneigés dont un dégage une grosse fumée (le Sabancaya).





 Tout est si étendu qu'on en oublierait presque qu'on est en haute altitude : un coup d'oeil dans le Routard nous apprend que le point culminant (col de Patapampa) de notre trajet est à 4910m ! Mais assis dans notre bus, cela ne se fait pas sentir.

Nous redescendons finalement dans d'interminables méandres vers Chivay dont l'altitude n'est "qu'à" 3650m.



Sur place, la petite ville est plutôt accueillante et à taille humaine. La plaza de Armas, ainsi que certaines rues, sont agrémentées de statues colorées représentant des personnages de carnaval.



 Le temps de poser nos affaires à l’hôtel et nous partons manger dans une Picanteria proche, indiquée dans le Routard. On y est accueilli avec le sourire, on mange bien, on passe un bon moment. Les proprios ne savaient même pas qu'ils étaient dans un des guides les plus populaires français...  Nous avons dû leur traduire l'article élogieux qui les concernait. Ils étaient contents !

Mais ayant mangé tard, le soleil commence déjà à descendre. Nous faisons un saut dans une boutique de tourisme pour nous informer sur les différentes randos possibles et leur difficulté. Il semble que peu de choses soient "simples", soit par le dénivelé, soit par l'altitude, de quoi décourager Anne... (Mettez plein de commentaires pour l'encourager !!!!!)

En attendant, pour se mettre en jambe, nous montons au mirador au dessus de la ville. Petite balade très facile qui nous montre qu'à 3600m, c'est encore facile de marcher ! Le mirador est composé de plein de petits abris en pierre (Vestiges incas ? on ne pense pas, mais ça y ressemble), dont l'un domine la ville de Chivay ainsi que le début du canyon de Colca, en aval.
La nuit tombe, nous rentrons.



Note : aujourd'hui, nous prenons la décision de ne pas aller jusqu'à Uyuni. C'est finalement très loin. Beaucoup de route, de temps et d'argent (avion...) pour n'y rester que 1j ou 2, et revenir juste à temps à Lima. Mieux vaut profiter des autres sites...

Les photos (enfin) : https://goo.gl/photos/2HpRWr2mDzRrDW6L7

mercredi 20 juillet 2016

Jour 7 - Arequipa (Encore)

Ce matin, on visite la cathédrale d'Arequipa, sur la plaza de Armas. La guide fait la visite en espagnol et en français, mais plus on avance, moins elle en dit en français. Heureusement que je commence à comprendre un peu l'espagnol (Rafa, lui, est en train de devenir bilingue :-) )




À midi, on cherche un resto typique, une picanteria que nous a conseillée la réceptionniste de l'auberge de jeunesse. On la trouve enfin, et au moment où on va franchir la porte, un chauffeur de taxi nous tombe dessus : "N'allez pas là, c'est pas bon ! Allez plutôt là..." Sans doute a-t-il des amis restaurateurs. Dans tous les cas, notre picanteria est fermée. Alors on marche pour en trouver une autre, et on tombe sur un monsieur très sympathique, qui nous recommande "La Tipica", nous appelle un taxi, et nous négocie le prix. Ils sont gentils, ces Péruviens :-)

La Tipica s'avère être une vraie usine, mais on y mange bien, en musique (c'est l'occasion de goûter la spécialité du pays, le cuy, du cochon d'Inde :-P ) 




En fin d'aprèm, on décide de faire la visite du monastère de Santa Catalina : c'est le plus grand du monde. Sur la route, on tombe sur une famille de Français qu'on a rencontrée à Nasca. Le Pérou est petit !

Nous voilà dans le monastère, à la tombée de la nuit. C'est un endroit magnifique, et on y reste deux heures. Santa Catalina, c'est une ville dans la ville : des places, des ruelles, des petits coins et recoins, dans la pénombre : ici ou là, une lanterne, un feu de cheminée, une bougie. On a tous les deux l'impression de rejouer le jeu "Égypte" qu'on avait dans notre enfance ! En tout cas, le silence, la lumière tamisée, le peu de monde, tout ça dessine une ambiance sereine qui invite à la méditation. Et aussi à l'utilisation de l'appareil photo et de son mode "nuit", qu'on rentabilise ici ;-) Bref, on est tous les deux conquis par le lieu, un écrin de silence au sein de l'agitation de la ville.








Mais il faut bien sortir, puisque Santa Catalina ferme à 20h... On finit donc la soirée dans un café animé du centre ville, avec vue sur les clochers de la cathédrale.



Voilà, il faut retourner à l'hôtel, et réorganiser encore une fois les sacs en y faisant tout rentrer (ce qui devient de plus en plus compliqué au fil des jours !), car demain matin on quitte Arequipa pour Chivay.

Plus de photos à venir...

mardi 19 juillet 2016

Jour 6 : Arequipa

Nous quittons Nazca et ses lignes pour nous rendre à Arequipa dans un bus de nuit. Une grande ville (2 millions d'habitants) perchée à 2300m d'altitude, capitale de sa région (et même plus à en entendre les locaux).

La ville est dominée par un grand volcan bien conique : le Misti (5935m) visible d'à peu près partout. La ville a un air très colonial dans son architecture (il suffit de voir sa place principale : la Place de Armas et ses arches tout autour).


Nous logeons dans une auberge de jeunesse. Le trajet en bus de nuit étant un peu éprouvant, nous dormons le matin (honte à nous !) avant d'aller faire un tour en début d'après midi.

Vers 15h, nous rejoignons Marie et Aurélien - un couple de Français rencontrés à Nazca, et avec qui nous avons voyagé - pour suivre la visite guidée gratuite organisée par des étudiants de la ville. L'occasion pour nous de passer par plein de lieux très sympa que nous aurions ignorés...












Nous finissons la journée par une dégustation de Pisco Sour (encore !), puis un repas (Lomo d'Alpaga en ce qui me concerne), avant que Marie et Aurélien ne reprennent (encore) un bus de nuit pour Cusco d'où ils commenceront leur trek.





Quant à nous, nous tentons de passer la soirée en ville, mais la fatigue a raison de nous.


Jour 5 : Nazca


7h00 : on attend dans le hall de l'hôtel. Raphaël va dans quelques minutes embarquer à bord d'un petit coucou, pour survoler les lignes de Nazca. C'est l'attraction locale ;-) Moi, qui suis une mauviette (et pis en plus, le Routard, mon maître à penser, m'a mise en garde, attention-ça-fait-peur-ça-penche-ça-fait-dégueuler-et-gnagnagna), je préfère rester sur le plancher des lamas, et je pars donc en voiture, avec Marco, un guide de l'hôtel, pour voir deux figures depuis un mirador. Rafa, donc, fait de super photos (n'hésitez pas à zoomer, que se révèlent à vous ces dessins surprenants) :



Au passage, merci à Maria Reiche d'avoir passé sa vie tout entière à balayer le désert en solitaire pour faire apparaître - je remarque à la relecture une assonance en è bien involontAIre - tous ces géoglyphes (elle a pas l'air commode, hein, la dame...)



Et moi, toute seule au milieu de nulle part, j'en fais aussi, des photos, mais de moins impressionnantes...

En fin de matinée, on visite le musée de Nazka. Et... C'ÉTAIT RASKAR KAPAK, LA MOMIE !!!



Il est 12h30 : Maître Routard, où peut-on manger ? La réponse de l'oracle tombe : on va au Los Angeles (petit resto typique au nom pas typique du tout). Il y a trois tables, avec à chaque fois deux Français : ça fait donc six Français, qui attendent leur plat, qui attendent, et qui attendent encore ! On sera finalement servi... à 13h35 ! La patronne est adorable : elle veut nous mettre le repas en sac, pour qu'on l'emporte (ah oui, on lui a dit en arrivant qu'il fallait qu'on soit parti à 13h30).

Il faut donc qu'on se dépêche, parce qu'à 14h, on doit être à l'hôtel pour un aprèm découverte en buggy. On monte dedans : c'est rigolo. Ca me rappelle les petites voitures à pédales de mon enfance en Bretagne. Enfin, ça, c'est seulement pendant les quelques minutes où on roule dans la ville. Parce qu'à un moment, on quitte Naska. On quitte le goudron. AAAAAAHHHHHHH ! Le pilote conduit à toute vitesse, quitte les sentiers battus, ça va de plus en plus vite ! J'aurais pas dû annuler l'avion ce matin, finalement ;-)

Cela dit, on finit par s'habituer, et on passe un super aprèm. On visite ainsi les aqueducs, le cimetière de Cahuachi, et on finit en plein désert de sable, à faire du sandboard sur les dunes.

En photos, ça donne ça :























NB : non, je ne me suis pas fait mordre par une vigogne. On a juste eu une démonstration de teinture rouge à partir des cochenilles du cactus ;-)

Voilà, on rentre à l'hôtel ravis. Et on en repart dans la soirée, car on doit prendre le bus de nuit pour Arequipa. C'est reparti pour 10 heures de route avec notre compagnie préférée, Cruz del Sur !

Plus de photos : https://goo.gl/photos/tBA39owSRCAwJw4Z7